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Road to M42-3 : une histoire des utopies et des dystopies avec Bénédicte Coudière

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25 octobre 2022

Notre campagne de financement participatif pour le troisième volume de notre encyclopédie geek M42 est lancée depuis le 27 octobre. Pour cet ouvrage, nous vous proposons un voyage dans les mondes des utopies et des dystopies.

Pour vous donner un avant-goût de ce que va être le livre, nous avons décidé d’interviewer certains de ses auteurs. Et c’est avec Bénédicte Coudière que nous débutons. Autrice et chroniqueuse, elle fait partie des premières plumes du Club Arthur Dent, et a écrit dans les deux premiers exemplaires du M42.

Dans ce troisième volume, elle nous dévoile les origines des utopie et dystopies. On vous laisse découvrir son parcours et son article !

Bénédicte Coudière

Et pour en savoir plus sur le m42 : Utopie et Dystopie, rendez-vous sur notre page Ulule !

  • Bénédicte Coudière, tu es aujourd’hui autrice, essayiste et chroniqueuse pour le magazine L’Avis des Bulles. Ton univers est marqué par la pop culture, la science-fiction et la fantasy. Quel a été ton parcours et qu’est-ce qui t’a donné le goût de ces univers ?

J’ai un parcours un peu chaotique : j’ai une double licence en histoire et histoire de l’art, un master en histoire de l’art, un master en médiation et communication scientifique… À côté de ça, j’ai toujours écrit. J’ai rapidement lu de la science-fiction et de la fantasy, j’y trouvais beaucoup plus mon compte d’aventure que dans d’autres romans. Le reste est venu assez naturellement : le jeu vidéo, la BD, les séries… Au final, j’ai toujours été plongée dans la pop culture, parfois même sans le savoir. Je suis quelqu’un de curieux : j’aime explorer, sous n’importe quelle forme, les différents univers mis à ma disposition. Alors oui, certains m’ont plus plu que d’autres. Mais je n’en suis jamais sortie ! Pour le mieux, vu ce que je fais aujourd’hui, et vu les opportunités qui s’offrent à moi.

  • Tu viens de publier un tout nouveau roman, Ce que le destin nous refuse, aux éditions Gephyre. Tu peux nous en dire un peu plus sur l’ouvrage ?

Ce que le destin nous refuseCe que le destin nous refuse est un roman de fantasy. On y suit quatre personnages à la recherche d’eux-mêmes, de leur liberté, de leur famille. Un est un ancien galérien, toujours esclave, qui se considère comme un outil. Petit à petit, il va retrouver son humanité et son passé va ressurgir. Sanyakta est une étrangère venue retrouver sa famille, mais elle va se heurter aux préjugés sur ses origines. Elle va se couler dans l’image qu’on attend d’elle pour mieux la détourner et l’utiliser. Orianne et Ariadnê sont liées par l’esprit, la première est tirée au sort pour occuper des fonctions politiques mais elle est jugée inapte. On lui adjoint Ariadnê avec l’espoir que ça la rendra « normale ». Mais qu’est-ce que la normalité dans une société qui ne les comprend pas et qu’elles ne comprennent pas non plus ?

 

 

  • En plus de ces activités, tu soutiens bénévolement le Club Arthur Dent en écrivant régulièrement sur le blog. Comment es-tu rentrée dans cette aventure, et qu’est-ce qui te plait dans ce projet ?

Honnêtement ? Par hasard. Je connais le Festival Animasia et le Bordeaux Geekfest depuis un moment, depuis que je me suis installée à Bordeaux, pour Animasia. J’ai fait la rencontre de plein de gens super cools, que ce soit dans l’organisation, les bénévoles, l’équipe. Quand j’ai vu l’annonce pour des articles, vu que j’en écris beaucoup pour plusieurs médias différents, je me suis dit « Pourquoi pas ». Et… me voilà.

  • Dans la continuité du blog, tu participes depuis le premier volume à l’encyclopédie M42. Quels ont été tes articles pour les deux premiers ouvrages ?

Stand M42

Dans le premier M42, j’y signe un article avec Franck Erudel sur « Sorcière et Pop culture ». Dans ma partie, j’y analyse l’évolution de la figure de la sorcière à travers, notamment, la série WandaVision, qui possède aussi ce double niveau de lecture.

Pour le M42-2, sur Le Geek au féminin, j’ai écrit un article sur « La littérature jeunesse est-elle sexiste ? », mettant en avant les biais et les mutations de la littérature jeunesse et du sexisme ordinaire.

 

 

 

 

 

  • Tu reprends la plume dans ce troisième opus, consacré aux utopies et dystopies. De quoi vas-tu traiter dans ce nouvel article ?

J’y fais une interview exclusive des deux concepts qui sont les sujets de cette année ! En effet, j’y interviewe Utopie et Dystopie, qui ont bien voulu se prêter à l’exercice. Et moi à celui de l’interview un peu fictive, mais reprenant des vraies informations dedans ! C’était drôle à écrire et j’espère que ce sera instructif. L’idée est de revenir sur ce que sont l’utopie et la dystopie, de présenter les concepts, des œuvres associés et le tout avec une touche d’humour et de décalage.

  • Dans leurs histoires, est-ce que les utopies et les dystopies sont des notions qui ont été pensées en même temps ? Est-ce que ce sont vraiment deux concepts indissociables l’un de l’autre ?

Thomas More

J’ai quand même envie de répondre qu’il faudra lire mon article pour le savoir. Mais… non. L’utopie date de 1516, inventée par Thomas More dans un texte philosophique. La dystopie est un terme utilisé pour la première fois en 1868. Près de 300 ans les sépare. À l’époque, dystopie avait un synonyme, celui de « contre-utopie ».

D’une certaine façon, les deux concepts sont liés. Mais ils ne sont pas indissociables. Ils sont un chemin ou une destination, selon comment on veut voir les choses. Mais promis, je vous en dis plus dans mon article ! Ou plutôt : Utopie et Dystopie eux-mêmes vous en diront plus !

Je ne vous dirais qu’une chose de plus : l’utopie est avant tout un concept de philosophie et de sociologie, et le terme dystopie apparait lors d’un discours politique. A partir de là, je vous laisse imaginer les possibles émergences, en attendant d’en lire plus dans mon article !

 

 

 

  • Dans la culture populaire, les livres, films et séries traitant de sujets utopiques ou dystopiques se multiplient ces dernières années. Comment expliquer ce besoin pressant d’anticiper l’avenir, de nous transporter dans des univers futuristes ?

Parce que ce n’est pas anticiper l’avenir, mais tenter de vivre avec son présent.

Qu’on le souhaite ou non, vous vivons dans une forme de dystopie : les inégalités se creusent, le réchauffement climatique ne semble toujours pas inquiéter les gouvernements qui ne font rien sans pour autant en subir les conséquences. Le clivage entre les très riches et le reste de la population est présent et se creuse de plus en plus. L’espoir est minime lorsque l’on fait le constat de ce qui nous entoure. Les médias tablent sur l’anxiété pour faire vendre et faire recette. Et je ne parle même pas des violences, faites aux femmes qui s’aggravent, policières qui restent impunies, de l’invisibilisation et du muselage des minorités.

Nous vivons dans une dystopie violente et pourtant réelle. Lui donner un contexte futuriste ou science-fictionnel permet aussi bien de l’appréhender, que d’en comprendre les mécanismes ou simplement d’essayer de faire passer un message, pour les créateurs et créatrices, de ce qui se passe.

La science-fiction a toujours utilisé le futur pour parler de notre présent. C’est totalement le cas avec la dystopie et l’utopie. Donner espoir, ou dénoncer. Montrer sous la forme de divertissement, mais pas que.

  • Si tu devais nous conseiller une œuvre utopique et une œuvre dystopique, que nous conseillerais-tu ?

En utopie, je dirais le tout nouveau roman de Camille Leboulanger, Eutopia, sorti aux éditions Argyll.

En dystopie, le magnifique jeu Transistor de Supergiant Games (les mêmes qui ont sorti Hadès).

  • Pour finir : une raison de lire ton article dans le prochain M42 ?

Déjà pour voir en détail tout ce que je viens de vous raconter ! Et puis… qui n’a pas envie de lire une interview de deux concepts ?

 

Merci Bénédicte Coudière pour  ces précisions sur les origines et le sens des utopies et dystopies. Et on peut déjà dire que ces deux concepts sont bien bavards dans ton interview pour le M42-3 !

Alors, si Bénédicte vous a donné envie d’en savoir un peu plus, n’hésitez pas à vous rendre sur notre page Ulule pour en découvrir plus sur le livre.

Et si vous souhaitez avoir un aperçu plus complet, on a détaillé dans cet article une bonne part des articles que vous pourrez retrouver dans le M42 : Utopie et Dystopie.

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