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MAKMA : 20 ans d’une aventure haute en couleur

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29 septembre 2021

A la découverte de MAKMA, le studio au cœur de toutes vos lectures

Avant que de lire votre bande dessinée, bien installé dans votre canapé, ou de découvrir la suite de votre webtoon dans le bus, il faut en passer par quelques étapes. Développement, écriture du scénario, lettrage, élaboration graphique … Tout cela fait partie d’un long processus de création, qui mobilise un grand nombre d’acteurs. Parmi eux, le studio MAKMA fait partie intégrante du paysage, non seulement français mais aussi international, du monde de l’édition pop culturelle.

Edmond Tourriol et Stephan Boschat sont les deux co-fondateurs du studio, dont l’aventure a débuté il y a tout juste 20 ans. Comics, BD franco-belge, manga, webtoon : le studio s’essaye à de nombreux genres, et cela lui réussit bien. Entre créations originales, à l’instar de Z United ou Amour Sucré, et adaptations d’œuvres phares étrangères comme Batman Dark Knight ou Largo Winch, le studio MAKMA a su évoluer en même temps que son époque, et intégrer dans ses équipes des talents divers et déterminés à faire vivre la pop culture, l’art et l’imagination.

Le Club Arthur Dent, grâce à Edmond Tourriol et Stephan Boschat, vous fait découvrir l’histoire de MAKMA et les coulisses du monde de l’édition. Retrouvez-les lors du festival Animasia les 9 et 10 octobre pour une programmation spéciale.

Bonjour Edmond, bonjour Stephan ! Pouvez-vous vous présenter s’il-vous-plaît ?

Ed

Salut Alexis. Eh bien, je m’appelle Edmond Tourriol et je suis scénariste de BD et traducteur de comics. Avec mon associé Stephan, je dirige le studio MAKMA dont nous fêtons justement les vingt ans cette année, notamment en partenariat avec Animasia !

Stephan

Salut Alexis. Je m’appelle Stephan Boschat et j’ai co-fondé avec Ed le studio MAKMA que nous dirigeons. J’y ai apporté mes compétences organisationnelles et juridiques afin de coordonner une équipe d’artistes de tous horizons. En tant que lettreur, j’y ai développé le pôle graphisme et lettrage. Je suis également scénariste de BD, notamment des mangas Amour Sucré et Urban Rivals sous le pseudo Migoto Sen Chu.

Edmond et Stephan - MAKMA

Le studio MAKMA en quelques mots, qu’est-ce que c’est ?

Ed

MAKMA, c’est une solution clé en main pour les éditeurs. Nous les aidons à résoudre tous leurs problèmes. Nous sommes des créateurs et des auteurs capables de réaliser tout ce qui se fait dans la bande dessinée : scénario, dessin, encrage, colorisation, lettrage, traduction. Et sur tous types de supports, comme la BD franco-belge, les mangas, les comics ou les webtoons. Aujourd’hui, MAKMA rassemble plus de trois cents personnes au service de la narration graphique.

Stephan

MAKMA, c’est également un outil au service des auteurs. Nous leur apportons un environnement qui leur permet de trouver plus facilement des clients, de ne plus se soucier des questions administratives et juridiques. Libérés de ces contraintes, ils bénéficient d’un environnement où ils peuvent laisser s’exprimer pleinement leur art. De plus, nos équipes interagissent dans un état d’esprit d’entraide et nous donnons la possibilité à chacun d’apprendre de nouvelles compétences en fonction de ses envies et des opportunités.

Comment vous est venu l’envie de vous lancer dans cette aventure ?

Ed

Eh bien, j’ai appris à lire dans la BD et les comics américains quand j’étais petit. Déjà, à l’école primaire, quand les instits me demandaient quel métier je voulais faire plus tard, je répondais « auteur de BD » (en vrai, je voulais répondre « scénariste des X-Men » mais je me disais que personne ne comprendrait). Un jour, j’ai décidé que les rêves, c’était fait pour se réaliser. Avec l’aide de Stephan et d’autres auteurs, nous avons fabriqué la fusée qui allait nous aider à décrocher la Lune. Bon, je ne suis toujours pas scénariste des X-Men, mais à 47 ans, je suis encore jeune.

Stephan

Enfant plutôt rêveur, je baignais dans la BD, les comics et plus tardivement les mangas ainsi que les animés et le cinéma. Je dessinais et écrivais mes propres histoires ou créais des univers avec des copains, le tout basé bien sûr sur des sources d’inspiration trop nombreuses pour le citer toutes. Mais disons qu’on fait le grand écart entre Joe Bar Team, Pilote, Pif, les X-Men, Batman Dark Knight, Battle Royale, Incassable ou Top Gun. Tout en explorant le monde des adultes, je n’ai pas oublié mes rêves d’enfant et j’ai croisé la route d’Ed. Ensemble, nous avons décidé de bâtir un univers dans lequel nous pourrions continuer à faire bouillir notre créativité en équipe : MAKMA.

Quelles œuvres peut-on retrouver dans votre studio ?

Ed

En deux décennies, on a eu le temps d’en pondre quelques-unes. Je vais te parler de celles dont je suis le plus fier en tant qu’auteur. Z United, tout d’abord, qui a commencé sa carrière en tant que manga avant de devenir le premier webtoon du studio. C’est une collaboration entre mon partenaire d’écriture Daniel Fernandes et le dessinateur barcelonais Albert Carreres (co-auteurs avec moi d’une douzaine de BD footballistiques). Cette œuvre cristallise plusieurs de mes passions, et porte haut l’étendard de l’avenir de la BD mondiale, car le webtoon est clairement le support de demain.

Ensuite, à titre personnel, j’ai eu l’honneur d’adapter en français l’intégrale des comics Walking Dead, et j’ai pu signer les dialogues VF de Negan, un personnage taillé sur mesure pour mon style ! Je citerai également l’adaptation en BD par Samuel Ménétrier de la saga de romans jeunesse Malenfer, ou la collaboration sur les aplats de couleurs de la série Largo Winch par notre équipe d’assistants coloristes menée par Jean-Baptiste Merle.

Sen Chu

Stephan

Nous sommes intervenus sur de nombreux types d’œuvres à différents niveaux. Bien sûr, pour l’essentiel, toujours de la BD, du comics ou du manga. Mais aussi parfois des jeux tels que des escape games, des livres illustrés et même des web comics. Côté lettrage, je suis fier d’avoir participé à l’adaptation de Batman Dark Knight ou X-Men – Dieu crée, l’homme détruit. Nous avons participé tant au niveau de la traduction, du lettrage que de la maquette à de nombreux comics. Quelques mangas également. J’ai écrit ma première BD d’humour sur un sujet qui m’est cher : les Inventifs et nous avons expérimenté un livre concept pour enfants avec la Brigade des Inventifs.

Au niveau de la création, j’ai scénarisé le manga Amour Sucré adapté d’un jeu en ligne. Cinq tomes ont été publiés et c’est un shōjo qui a rencontré un grand succès dont nous pouvons être fiers. La manga Urban Rivals, également tiré d’un jeu en ligne, est issu de la collaboration d’une équipe de scénaristes, ce qui est symbolique de notre état d’esprit. Nous ne pouvons pas passer à côté de la collection sur l’histoire de France (60 albums sur 3 ans) pour laquelle nous réalisons l’intégralité de la partie BD, un véritable exploit.

Quelles sont les différences notables entre une bande dessinée dite franco-belge, un comics et un manga ?

Ed

En dehors des évidences comme le format, la pagination ou la couleur, il y a une question de rythme et de découpage, induite justement par ces différences. En effet, quand un tome de manga compte 200 pages, ses auteurs peuvent se permettre une certaine décompression des événements, ce qui est bien sûr plus compliqué dans une BD européenne de 46 pages. C’est très pratique quand on veut mettre en scène un match de foot, par exemple. Par ailleurs, historiquement et culturellement, le public cible de ces ouvrages n’est pas le même. Et par la force des choses, les histoires qu’on raconte en manga ne visent pas les mêmes lecteurs que celles qu’on raconte en comics, notamment.

Stephan

Si je me risquais à un parallèle pour les néophytes, je dirais que la BD est au cinéma ce que les comics et les mangas sont aux séries télés. Bien sûr, l’analogie s’arrête là. La BD permet de beaucoup plus s’appuyer sur l’imagination du lecteur en laissant plus d’espace entre chaque case. Alors que dans un manga, tout s’enchaîne beaucoup plus cinématiquement, donnant un rythme beaucoup plus soutenu à la lecture. D’où, sans doute, le côté un peu addictif. Par ailleurs, on peut y explorer beaucoup plus longuement les caractéristiques des personnages. On retrouve plus une sorte d’intimité avec les personnages d’un manga ou d’un comics qu’en BD. Dans les deux premiers supports, le tout repose sur le rythme de parution et le format qui permettent d’approfondir beaucoup de choses bien plus vite.

Le studio MAKMA fête cette année ses vingt ans : qu’est-ce qui a changé dans le monde de la bande dessinée, du comics et du manga depuis vos débuts ?

Ed

L’irruption du téléphone portable et l’omniprésence des écrans dans la vie des jeunes et des moins jeunes. Le changement le plus notable, de mon point de vue, c’est que les BD les plus lues sont désormais numériques et se lisent en scrollant verticalement sur un téléphone : c’est l’avènement du webtoon.

Stephan

Nous avons vécu notre naissance professionnelle dans un monde qui entamait sa transmutation dans le tout digital. Finies les planches encrées envoyées par la poste, vivent les scanners puis les tablettes graphiques et la colorisation à l’ordinateur. Et je ne parle pas du lettrage. Quelques irréductibles le font encore à la main mais c’est de plus en plus rare. Bref, tout a changé en dehors des techniques d’écriture. Mais l’avènement du tout numérique arrive avec les webtoons et par là même un nouveau rapport à la lecture de la BD. Ou plutôt, un nouveau type de média qui n’implique plus d’impression sur du papier et qui touche désormais toute personne possédant un smartphone (ou plus largement un écran connecté à Internet).

20 ans MAKMA

Vous-même, qu’est-ce qui vous a fait rentrer dans ce milieu ?

Ed

En tant que lecteur, l’exemple de mes parents que je voyais lire tous les jours des romans ou des BD comme les incontournables Lucky Luke, Tintin ou Astérix. En tant qu’auteur, l’envie de passer de l’autre côté du rideau et de raconter mes propres histoires. Et comme j’ai toujours préféré l’action à l’attente, j’ai pris l’initiative de créer mes propres fanzines plutôt que d’envoyer des dossiers aux éditeurs. Pour moi, c’était évident qu’il fallait monter une équipe pour créer quelque chose et le soumettre au seul vote qui compte : celui des lecteurs.

Stephan

Je suis arrivé dans ce milieu par conviction. Celle qu’on peut tous vivre de nos rêves. Nous donnons tous un sens différent à nos vies. Moi, j’avais envie de faire rire les gens, de les faire rêver, partager avec eux mon imaginaire, voire les inspirer à travers un support que j’affectionnais. Que les gens puissent collectionner mes histoires chez eux, dans leur bibliothèque, je trouve ça magique. Par ailleurs, je savais que la BD était le meilleur moyen de tester un univers, un concept avec peu de moyens (moins que pour faire un film par exemple).

Parmi vos activités, on retrouve donc à la fois de la création personnelle, des commandes, des traductions. Quels sont les spécificités de chacun de ces axes ?

Ed

La création personnelle implique à la fois une plus grande liberté d’écriture et une plus grande exigence dans la prise de recul. Quand on a le nez dans le guidon, il est facile de se raconter des histoires sur les qualités réelles d’un projet. Parfois, c’est bien d’avoir un contradicteur, comme un éditeur, pour nous aider à améliorer un projet de manière constructive. Dans le travail de commande, c’est le contraire : il faut que le commanditaire accepte le côté créatif des auteurs à qui il confie une tâche. Un artiste-auteur n’est jamais un simple exécutant. Dans le cas de la traduction, c’est pareil.

Stephan

Même lorsqu’on intervient sur un petit bout de projet, à l’étape du lettrage par exemple, c’est un artiste qui exécute, il met toute sa créativité au-delà de ses compétences techniques, au service de l’œuvre. Création personnelle ou de commande, il s’agit plus d’origine de la création que de liberté dans la réalisation de l’œuvre.

Studio MAKMA

Plus spécifiquement, concernant la traduction : que faut-il pour produire une bonne traduction ? Etant donné que le matériau de base n’est pas le nôtre, comment s’approprier l’œuvre ?

Ed

Une bonne adaptation de dialogues BD ne se fait pas avec le dictionnaire sur les genoux. Il faut comprendre l’intention de l’auteur, la digérer, puis la restituer au lecteur de la manière la plus impactante possible. Et si ça implique d’utiliser un mot qui n’est pas l’exacte traduction littérale du mot employé au départ, alors ainsi soit-il. Priorité à l’efficacité. Traduire mot pour mot, c’est la chienlit de la traduction.

Stephan

Même si j’ai eu l’occasion de traduire quelques ouvrages, je m’incline devant l’expertise d’Ed et de notre équipe de traducteurs chevronnés.

S’il y avait une de vos œuvres qui devait définir MAKMA, ce serait laquelle et pourquoi ?

Ed

Je vais prêcher pour ma paroisse, et proposer le webtoon Z United, parce que MAKMA, c’est un peu ça. Une équipe de gens qui n’ont pas été sélectionnés dans l’équipe A ou dans l’équipe B, et qui s’accordent une deuxième chance en intégrant une équipe Z composée par les rejetés du système. Chez MAKMA, nous n’avons pas les vedettes qui signent dès leur premier envoi de dossier à un éditeur. Nous n’avons pas les divas de la BD que s’arrachent France Culture ou Télérama. Chez MAKMA, on a les bosseurs, ceux qui ont trouvé l’ascenseur social en panne et qui ont décidé de passer par l’escalier. Et tous ensemble, on est plus forts que n’importe quelle star, parce que notre solidarité peut déplacer des montagnes.

Stephan

L’œuvre qui définit le mieux MAKMA, c’est MAKMA. Et pour surfer sur une expression déjà bien connue, nous sommes tous au service de chacun et chacun est là pour le groupe. Tout ça au service de la création d’œuvres, certes, mais au-delà de ça, au service de la création, pour chacun, de sa propre liberté. Chacun peut s’épanouir grâce à la force du collectif à travers la création. Notre œuvre, c’est MAKMA. À titre personnel, je continue à construire mon chemin et mes expériences. De Mix-Man (notre premier super-héros commun à avoir son propre magazine), à la Brigade des Inventifs en passant par Amour Sucré, la variété de ces univers me semble être le symbole de la variété des créations qui peuvent jaillir de notre studio.

Z United

Si vous deviez donner un conseil à un acteur du monde de la bande dessinée, quel serait-il ?

Ed

Un acteur déjà en place ? Chaipas. « Viens chez nous » ?

Stephan

Si tu n’as pas un besoin viscéral de faire ta propre œuvre rien qu’à toi, si ton ego ne te mange pas les entrailles et si tu as envie de trouver des copains pour faire ce qui t’éclate, si tu as conscience qu’on apprend plus vite en bénéficiant de l’expérience des autres et si tu veux bénéficier d’un environnement favorable à la création, si tu as envie d’apprendre de notre équipe et de partager avec les autres, et par-dessus tout, si tu sais que tu n’as qu’une vie et qu’il faut te donner à fond pour concrétiser tes rêves, alors… viens bosser avec nous !

Au-delà des auteurs, je dirais à n’importe quel acteur du monde de la bande dessinée et au-delà, que ce soit les éditeurs traditionnels, les plateformes de diffusion de webtoons, ou des producteurs d’œuvres : si vous ne travaillez pas encore avec MAKMA, ne passez pas à côté de cette chance !

Il y a quelques jours, on apprenait que pour la première fois, une BD sur deux vendue en France était un manga : que vous inspire cette nouvelle ?

Ed

Le monde change. Je lis des mangas depuis plus de trente ans, et j’en ai lu bien plus que je n’ai lu de bandes dessinées européennes. Et avant d’être un webtoon en couleur, Z United était un manga en noir et blanc, à la japonaise. Pourtant, il n’y a pas tant de mangas français que ça. Le gouvernement devrait trouver un moyen de soutenir la création française vers ces supports. S’il y a bien un moment pour financer la création et aider les mangakas français, c’est maintenant.

Stephan

Toutes les formes de création méritent de rencontrer le succès. À chaque support, ses moyens d’expression et ses artistes. Si le volume de lecteurs augmente, c’est dans l’intérêt de tous les types d’œuvres. Et plus il y aura de mangas lus, plus il y aura de place pour des auteurs français de mangas. Je pense aussi que c’est un très bon moyen de remettre en question les habitudes établies dans le monde de la BD. Le vieux monde ne peut pas mourir. Il doit se nourrir de ce nouveau monde. Chaque culture, chaque mode d’expression grandit grâce à ce que les autres lui apportent. Bref, tout changement de ce type ne m’inspire que de bonnes choses.

Quels sont vos projets pour les vingt années à venir ?

Ed

Je vais laisser à Stephan le soin de divulguer ou pas certaines informations qui concernent le court terme. À long terme, on a pour ambition de changer le monde en racontant des histoires qui donneront envie d’agir à nos lecteurs… ou à nos spectateurs !

Stephan

Dans les 20 ans à venir nous allons continuer à bâtir la citadelle de nos rêves. Les fondations sont établies. Nous n’avons plus qu’à développer un studio de création de webtoons. Il sera dans la continuité de nos acquis mais sera surtout la fondation d’une ambition plus vaste destinée à créer un univers entier basé sur une culture française et européenne dont nous sommes baignés, et utilisant tous les médias à notre disposition.

Dans le même temps, nous voulons accueillir et former le plus grand nombre d’artistes souhaitant se joindre à notre grande famille et adhérant à notre état d’esprit. Nous avons l’ambition de devenir, au-delà du beau studio spécialisé dans l’adaptation que nous sommes déjà, un studio de création d’univers inspirants, capables de se déployer sous toutes les formes. Bien sûr, nous avons aussi des idées associées aux technologies du numérique et avons soif de goûter aux nouvelles expériences physiques et virtuelles que cela permettra.

Logo Animasia

 

Vous serez présents lors de l’édition 2021 du festival Animasia et allez participer à la programmation. Que peut-on attendre de vos interventions ?

Ed

Nous participons à deux conférences ouvertes au public. La première est une rétrospective consacrée aux vingt ans du studio MAKMA, avec un retour nostalgique sur les années qui nous ont menés jusqu’à aujourd’hui. Vingt ans de création BD, vingt ans de traduction et de lettrage. Vingt ans d’expérience, vingt ans de collaborateurs passionnés et passionnants dont nous mettrons certains à l’honneur. La seconde est dédiée au « phénomène webtoon », avec des invités professionnels qui participeront à une table ronde qui abordera l’irruption soudaine des webtoons dans le paysage français depuis deux ans.

Stephan

Vous pouvez attendre de nos interventions qu’elles vous apprennent des choses qui vous feront voir que vos rêves peuvent devenir réalité. Elles vous feront entrevoir comment on peut grandir en restant enfant.

Le mot de la fin ?

Ed

Vous n’avez pas besoin de permission pour devenir auteur de BD. Si vous avez une histoire à raconter, racontez-la d’une manière ou d’une autre. Publier n’a jamais été aussi facile. Et si ça ne vous permet pas d’en vivre, démerdez-vous pour trouver un boulot, si possible dans le milieu de la BD. Chez MAKMA, nous adorons recruter des auteurs en herbe, et les former à nos métiers et à nos méthodes, comme le lettrage, par exemple. De cette façon, ils gardent un pied dans le milieu de la BD et peuvent gagner leur vie tout en préparant des projets BD au sein desquels ils pourront se réaliser en tant qu’auteur. Ne baissez pas les bras : retroussez vos manches et rejoignez notre équipe de bosseurs chez MAKMA !

Stephan

Nous n’avons qu’une vie. Nous ne sommes pas obligés de rester prisonniers du métro/boulot/dodo. On peut inspirer les autres tout autant qu’ils nous inspirent. On peut jouer ensemble tout en donnant du sens. Vous rêviez, et bien agissez maintenant !

Equipe MAKMA

Vous connaissez désormais un peu mieux le studio MAKMA, qui depuis deux décennies met en avant la production de bandes dessinées, de comics, de mangas et de webtoons, qu’il s’agisse d’œuvres françaises, étrangères ou propres au studio. Loin de s’essouffler, le studio fondé par Edmond Tourriol et Stephan Boschat se lance régulièrement dans de nouvelles aventures, pour faire vivre la pop culture et la liberté de créer.

Pour en découvrir encore davantage sur cette structure néo-aquitaine, rendez-vous les 9 et 10 octobre au festival Animasia. Vous pourrez assister à deux conférences organisées par le studio, en compagnie de nombreux invités.

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