Road to M42 Romain Mullard
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Road to M42 : Voyage dans le temps avec Romain Mullard

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26 avril 2021

L’œuvre de Méliès revisitée par Romain Mullard

Découvrez Romain Mullard, aussi connu sous le nom de Domittor.

Avec sa chaîne YouTube de vulgarisation, Romain Mullard s’intéresse au cinéma sous tous ses angles.

L’équipe du Club Arthur Dent vous fait découvrir ce passionné qui revient, dans M42 : Magie et Sorcellerie, sur les débuts du cinéma fantastique, au travers d’un précurseur : Georges Méliès.

Road to M42 Romain Mullard

Bonjour Romain !

Bonjour !

Alors déjà, peux-tu te présenter s’il-te-plaît ?

Je m’appelle Romain, j’ai 31 ans, j’habite à Rennes, et je tiens la chaîne youtube Domittor, une chaîne de vulgarisation autour du cinéma, que j’ai créée il y a maintenant plus d’un an.

La culture geek dans ton enfance, c’est quoi et comment ?

C’est avant tout une culture « geek sans le savoir », puisqu’une bonne partie de la culture pop des années 90 a fait sa place dans ce qu’on appelle aujourd’hui la culture geek. Mais dans mes souvenirs, c’était surtout une culture de la référence constante et du comique de répétition, voire de sur-répétition. C’était une sorte de club éparse auquel on n’était pas conscient d’appartenir, avec des amitiés assez rares et presque accidentelles qui naissaient au détour d’une citation de film, et qui grandissaient autour de références ciné communes qu’on pensait être seul à avoir.

C’est une culture que j’associe pas mal aux cassettes vidéo, souvent des enregistrements de films qui passaient à la télé d’ailleurs, où tu finissais par anticiper les coupures pubs à force de les regarder, et où tu pouvais avoir des combos Aladdin / Die Hard 3 sur des VHS 240 parce que les parents prenaient ce qu’ils avaient sous la main. C’était cool, tu te construisais un peu avec ce que tu avais sous la main, au hasard des cassettes, des diffusions télé, ou des trouvailles des potes.

Magie et Sorcellerie, ça t’évoque qui et/ou quoi ?

Par rapport à l’enfance, ça m’évoque immédiatement le Merlin l’Enchanteur de Disney, mais disons que la vraie porte d’entrée c’est Harry Potter, surtout avec les livres. J’avais à peu près le même âge que Harry quand chaque volume sortait en France, c’était marrant de grandir en même temps que lui. J’ai eu globalement plus de mal avec les films, mais du coup côté sorcellerie au cinéma je me suis consolé avec la trilogie du Seigneur des Anneaux, probablement la saga la plus prodigieuse à mes yeux.

Merlin l'Enchanteur

Que penses-tu de ce nouveau projet : proposer un livre complémentaire aux festivals, déclinant sa thématique sous diverses rubriques pop culturelles ?

Je trouve l’idée très bonne, les festivals sont des évènements riches de rencontres humaines et d’instants live, et y apporter une dimension physique complémentaire avec ce projet de livre, ça ne peut qu’être une bonne chose. Et comme le thème suit celui de l’évènement, ça va un peu être la Pensine de chaque édition du Geekfest ! Et puis réussir à rassembler les différents champs et approches de la pop culture dans un même objet composite et cohérent, c’est un témoignage d’unité plutôt respectable.

Qu’est-ce qui t’a poussé à accepter d’y participer ?

J’aime beaucoup écrire, vulgariser, partager, et la culture geek est très importante pour moi, donc participer à ce livre me semblait évident, et plutôt stimulant. D’autant plus que ce numéro est le premier, et y contribuer est aussi l’occasion de soutenir les débuts d’un projet ambitieux et prometteur, c’est plaisant durant le processus, et c’est gratifiant une fois l’objet en main.

Tu peux nous dire un mot sur ton article ?

Georges MélièsMon article revient sur la naissance du cinéma, vu par le prisme d’un de ses premiers artisans, à savoir Georges Méliès. On a tendance à l’oublier, mais l’éclosion du cinéma comme divertissement, il y maintenant plus de 120 ans, doit en grande partie aux spectacles vivants de l’époque, et notamment aux spectacles de magie. Et si les débuts techniques et scientifiques du cinéma n’ont pas eu besoin de Méliès pour voir le jour, l’aspect artistique et spectaculaire qu’il y a injecté en tant que magicien est ce qui a permis de le précipiter, sinon de l’amener, au rang d’attraction populaire, en puisant dans une invention purement technique pour donner véritablement naissance à un art.

Le cinéma et la magie fonctionnent sur des mécanismes similaires, et je trouvais intéressant d’en développer les modalités théoriques, puis d’en rappeler les origines historiques, le tout en en célébrant naturellement la pierre angulaire qu’a été Méliès.

Pour toi la magie, c’est quoi aujourd’hui ?

Pour moi, aujourd’hui, la magie c’est avant tout une responsabilité. On vit à une époque qui n’échappe pas à la désinformation, et où le mensonge est plus que jamais visuel. On pense aux deepfakes, forcément, mais aussi aux charlatans et guérisseurs 2.0 qui usent des technologies de l’image et des tours de passe-passe pour séduire, tromper, escroquer, et la magie de spectacle a d’une certaine manière une responsabilité de célébration du mensonge comme divertissement, une responsabilité de rappel permanent que nous sommes humains, imparfaits, et que nos sens peuvent nous tromper.

Je pense forcément au regretté James Randi, qui nous a récemment quitté et qui avait consacré sa vie à ça, mais aussi aux générations qu’il a pu inspirer, que ce soit des Penn and Teller sur scène, ou des Captain Disillusion sur youtube.

Le fantastique qui irrigue la fiction, c’est un bon remède au désenchantement du monde ?

Oui, évidemment ! Je pense qu’en complément des fictions « réalistes » qui font appel à la catharsis et nous font prendre du recul sur notre condition et notre réalité, la délivrance totale permise par le fantastique est une magnifique porte ouverte à la rêverie et aux fantasmes les plus libérateurs. C’est vital d’avoir une échappatoire qui bouscule les règles de notre expérience du monde, le fantastique en est un exemple parfait, et le voir comparativement irriguer la fiction à mesure que le monde va plus ou moins mal, ce n’est qu’une preuve de plus de sa qualité d’antidote !

Plutôt Houdini ou Mysterio ?

Plutôt Houdini.

Houdini

Une référence geek à partager ?

HOULBAGAH !

Un adage ?

« On peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper une fois mille personnes. »

Le mot de la fin ?

Cicatrice.

Voyage dans la lune

Vous pouvez retrouver l’article de Romain Mullard dans M42 : Magie et Sorcellerie, sur Ulule.

Et pour faire la rencontre d’autres auteurs du livre, n’hésitez pas à lire nos autres Road to M42, dont celui de David Desvergnes, de l’association bordelaise l’EDIL.

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