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Pokémon Epée et Bouclier : Si Galar m’était contée…

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21 novembre 2019

Lorsque vous vous êtes réveillé ce matin, vous saviez que c’était une bonne journée. Le soleil filtrait à travers les rideaux de votre chambre, caressant votre visage de sa chaleur. Une belle matinée donc ! Parfait. Vous sautez hors des couvertures, vous habillez et allumez votre télévision. Sur l’écran, le présentateur annonce les adversaires de ce duel qui s’annonce épique, d’autant plus que le frère de Nabil, votre voisin, est le grand Maître Pokémon jusque-là invaincu !

Et si on partait à l’aventure ?

Il n’est plus temps de regarder des combats à la télévision : maintenant il faut les vivre. Tarak, le grand Maître Pokémon et frère de votre ami, est de retour en ville. Et il a promis de vous offrir votre premier Pokémon ! Vous avez hâte. Vous avez raison.

De gauche à droite : Ouistempo, Flambino et Larméléon, vos nouveaux meilleurs amis

Outre le traditionnel choix entre un Pokémon plante, feu ou eau, au design tout à fait adorable, Pokémon Epée et Bouclier se démarque par bien des aspects. Oui, on retrouve les éléments forts de la franchise : les créatures à attraper et collectionner, les combats, les oppositions d’une « Team » qui ne vous veut pas du bien, un (ou plusieurs) rival, etc. Mais cette nouvelle version, exclusive sur Switch, propose bien plus. Les nouveautés sont légions, chacune apportant une petite touche à l’évolution de la franchise. Celle-ci a gagné un niveau et a pris une nouvelle forme, elle aussi.

Un Défi par bien des aspects

Ce double opus de Pokémon est un défi avec pas mal d’échos. Défi des Arènes d’abord, puisque c’est le nom donné à votre cheminement pour récupérer les huit badges de Galar. Là-dessus peu de surprises : chaque arène à ses particularités et demandera de se creuser un peu les méninges pour réussir à atteindre le Champion.

Défi lié au support : la Switch. Si la console hybride de Nintendo peut se transformer en console portable, c’est tout de même la première fois que Pokémon arrive sur console de salon. Les graphismes sont beaux (d’ailleurs plus sur grand écran que sur le petit). Toute l’ambition graphique des développeurs est là : un monde ouvert, luxuriant, avec de la musique, des effets visuels et des Pokémons qui apparaissent vraiment dans les hautes herbes, comme on pouvait le voir dans Let’s Go.

Défi cette fois par son public : les enfants de 1995 (date de sortie du premier Pokémon) sont devenus grands. Malgré un rassemblement et un regain d’intérêt donné par Pokémon Go et Let’s Go, les opus Ultra-Lune et Ultra-Soleil en avaient refroidis plus d’un. Surfant à la fois sur la nostalgie et la nouveauté, Game Freaks présente un mélange détonnant et efficace. Mais il est aussi légèrement clivant : on ne peut satisfaire tout le monde.

On y retrouve donc des ajouts et modifications nées notamment de Pokémon Go comme les Raids qui permettent à quatre joueurs de combattre un Pokémon géant (appelé forme Gygamax). Cette nouvelle forme est accessible en combat d’Arène, lors de ces « Raids », et devient alors l’un des éléments centraux de l’intrigue de cet opus. Cette forme géante sera accessible au joueur sous certaines conditions : principalement lors des combats contre les champions d’arène. Ce sera alors l’occasion de découvrir d’autres visuels pour certains Pokémons, ceux-ci pouvant se transformer lors de leur poussée de croissance.

Dans ces espaces hors du temps, vous n’aurez qu’un nombre de tours limité pour vaincre et tenter de capturer le Pokémon.

Défi encore avec, en vrac : le renouveau d’un Pokédex qui compte déjà 8 générations ; un système classique de combat qui n’a pas vraiment changé (mais c’est aussi ce qui fait son charme et son efficacité) ; la tentative de tout concilier pour attirer toutes les générations de joueurs ; une histoire où l’on pense déjà tout savoir et qui réserve quand même des surprises… ; et bien d’autres choses.

Ce nouveau Pokémon est une réussite par bien des aspects. Alors oui, il y aura des déçus, des joueurs qui voulaient tel ou tel Pokémon, qui n’aime pas la version Fée de Ponyta (si belle pourtant !), qui trouvent que l’évolution de Canarticho est… géniale et absolument indispensable ! (si si.)  Mais outre des défis techniques, scénaristiques, graphiques ou simplement l’audace de recycler encore une fois le même concept, Pokémon Epée et Bouclier fera parler de lui. En bien ou en mal, certes, mais il restera dans les mémoires par ce qu’il propose.

Quelle version choisir ?

Outre les différences (Palarticho et Ponyta), il en existe d’autres qui vont faire pencher la balance pour l’une ou l’autre version. D’abord, il y a les espèces de Pokémons qui varient en fonction des versions.

Une liste avec les visuels de chaque Pokemon exclusif est disponible sur le site de référence « Pokebip »

Le fier Palarticho à votre service !

Ensuite et non des moindres, il existe une différence dans les champions d’arène. Dans Épée, c’est Faïza avec ses Pokémons combat que vous devrez vaincre. Et dans Bouclier, c’est Alistair et ses créatures de type Spectre.

Alors, quelle sera votre version ?

Tout commence un beau matin

Lorsque vous vous êtes réveillé ce matin… oh. Attendez, déjà fait. Mais ce matin est différent ! Parce que vous vous êtes réveillé au camping, après avoir fait la cuisine pour votre équipe et joué avec. Et surtout : vous n’avez pas cuisiné seul !

Parmi les nouveautés de cet opus, la dimension multijoueur est encore plus forte que ce à quoi Game Freaks nous a habitué. Alors oui, on retrouve la possibilité de faire des combats, des échanges et des échanges magiques (aussi dit à l’aveugle : vous sélectionnez votre bestiole et l’envoyer en espérant récupérer autre chose qu’un Rongourmand, nouvel écureuil du jeu). Mais au-delà de ça, vous avez accès aux Terres Sauvages. Très large espace de jeu, où vous pouvez à la fois trouver des Pokémons faibles et forts, différentes espèces en fonction de la météo et surtout : d’autres joueurs. La possibilité de camper, grâce à une tente donnée en début d’aventure, prend tout son sens : outre vous lier d’amitié avec votre équipe, vous pourrez aussi visiter les tentes des autres joueurs, découvrir de nouveaux pokémons (mais pas les attraper, ils ne sont pas à vous !), et surtout cuisiner en équipe. Cela vous permet entre autre de soigner vos bestioles, de renforcer vos liens et de gagner de l’expérience. Arpenter les Terres Sauvages vous permettra aussi de rencontrer des joueurs du monde entier, et discuter avec eux vous vaudra un petit cadeau.

Les Terres Sauvages, le meilleur terrain de chasse de Pokémon Epée et Bouclier !

Au rang des nouveautés-qui-n’en-sont-pas, on retrouve aussi le Pokédex qui mélange habillement les nouveaux Pokémons aux anciens de toutes les générations passées. Une belle collection de 400 créatures à capturer, faire évoluer et échanger, avec des distinctions entre les versions. Les échanges magiques, pension et autres dispositifs permettront de compléter le fameux Pokédex. « Attrapez-les tous ! ».

 Team Yell au rapport !

 On connait la Team Rocket, bien sûr. Et d’eux sont nés à chaque opus une génération d’opposants plus ou moins classes et au but plus ou moins noble. La Team Yell est… différente, à l’image de cette nouvelle génération. Si Pokémon fait partie de ces licences longues mais qui ont façonné plusieurs générations de joueurs, Pokémon Epée et Bouclier opère un changement drastique dans l’opposition. Les premières heures de jeu confirment l’aspect détonnant du titre, fait à la fois de nostalgie et de nouveauté. Un grand coup de pied dans les fesses, d’autant que pour une fois, la Team Yell n’a aucune velléité à conquérir le monde.

Le double Vuvuzela, c’est cadeau !

 On passera sous silence le visuel de cette équipe : mélange caricatural entre un punk et un métalleux, musique saturée de guitare électrique lorsqu’ils apparaissent à l’écran, tout en rose et noir, bien entendu. Outre la partie clichée qui pourra faire grincer des dents, le but de cette Team est de… supporter Rosemary ! Alors oui, ils vont essayer par tous les moyens de vous ralentir ou de vous faire abandonner le Défi des Arènes. Mais au fond, ils ne sont pas méchants : ce sont des fans un peu radicaux, qui ne veulent qu’une chose, voir leur championne devenir Maîtresse Pokémon.

A l’aventure ?

Tout commence… ah non ! Ça suffit. Il est temps d’arrêter de commencer et de poursuivre votre aventure. Les hautes herbes vous attendent, les Pokémons sauvages vous tendent les pattes et les Pokéballs sont prêtes. A vous le Défi des Arènes, les Dynamax et le camping. Vivez votre grande aventure !

Une bonne nuit au camping et en route pour l’aventure !

Ecrit par Bénédicte Coudière – Chevalier de Bronze

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