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Road to BGF : Edmond the Makman!

on
21 juin 2020

Road to BGF Virtual Experience – J-7

Découvrez Edmond.

Deux semaines avant l’événement 100% virtuel et tant attendu du BGF Virtual Experience, l’équipe du CAD a voulu se pencher sur les femmes et les hommes qui contribuent, incarnent, soutiennent et font vivre la pop culture au quotidien.

Bénévoles, partenaires, invités…ils vont pouvoir se livrer dès maintenant sur un format court, intimiste, à la fois profond et léger sur le BGF Virtual Experience, la thématique des années 90 et plus si affinités !
Action !

Salut Edmond ! Qui es-tu stp ?

Eh bien…je suis Edmond, scénariste de BD et de mangas – comme L’équipe Z – traducteur de comics américains – comme Walking Dead, et j’ai créé le studio MAKMA avec mon associé Stephan Boschat.

Je suis marié, j’ai deux enfants, dont une fille chanteuse et un fils footballeur – amateurs tous les deux, mais on ne sait jamais, hein… J’ai 46 ans, je suis né à Talence, et j’ai toujours vécu en Gironde.

Edmond-road-to-BGF

 La culture geek dans ton enfance, c’est quoi et comment ?

C’est Goldorak à la télé. C’est Strange et Spécial Strange que je lis moi-même avant mes cinq ans parce que me mère m’a appris à lire très tôt. C’est Temps X présenté par Igor et Grichka Bogdanoff. C’est l’Empire Contre-Attaque que je vais voir au cinéma à sa sortie. C’est Récré A2. C’est Capitaine Flam, oui c’est lui.

C’est David Banner qui marche seul en s’éloignant vers l’horizon, après avoir piqué un jean sur une corde à linge et laissé quelques dollars pour rembourser son larcin. C’est le générique génial de Jayce et les Conquérants de la Lumière. C’est Cobra qui défonce tout le monde au rugball. C’est les Big Jim qui partent en mission d’espionnage. C’est Musclor qui fout une rouste à Skeletor dans le Château des Ombres. C’est Michael Jackson qui se transforme en loup-garou avant de faire danser les zombies. C’est les figurines Marvel des Guerres Secrètes de chez Mattel. C’est tout ça. Et bien plus encore.

Cobra, l’équipe Z – Rugball

J’ai vraiment appris à lire via les comics. Et j’ai appris à parler anglais via les comics également.

Dès l’âge de 13 ans, je les lisais en version originale. Si j’avais su, à l’époque, que j’étais en train de développer les compétences et le savoir qui allaient me permettre de gagner ma vie, une fois devenu adulte – si on peut vraiment me considérer comme un adulte – j’aurais eu du mal à y croire.

J’ai fait des études, comme tout le monde, mais ma vraie qualification, c’est toutes ces BD, tous ces bouquins et tous ces comics américains que j’ai dévorés et qui ont forgé non seulement mon imaginaire, mais toute ma culture (geek).

 

 

Que penses-tu de cette initiative : proposer le premier festival pop culture d’Europe en 100% virtuel ?

Je trouve ça très ambitieux. C’est très bien, de défricher les chemins que d’autres arpenteront plus tard avec davantage de facilité. C’est un côté pionnier qui me plaît bien. Et c’est aussi pour ça que je tenais à participer à cette aventure. Je suis très curieux de voir comme ça va se passer, une fois « dedans ».

Edmond-BGF

Edmond en détente

Le numérique et le 9e art font plutôt bon ménage, preuve en est avec les webtoons, en plein essor au niveau mondial ?

Oui. C’est un développement qui n’est pas si récent en France, puisque Delitoon existe chez nous depuis 2011, mais l’arrivée de Naver en France l’an dernier avec sa plate-forme Webtoon participe à un emballement local dont nous sommes témoins et acteurs avec MAKMA, puisque nous adaptons une cinquantaine de webtoons pour ces deux sociétés, et bientôt pour d’autres éditeurs également.

La thématique sur les années 90, ça t’inspire ?

Bien sûr. En 1990, j’avais 16 ans. J’étais au lycée. Je regardais Beverly Hills à la télé. Et Alerte à Malibu, haha ! La décennie qui a suivi a été magique pour les geeks. Jim Lee dessinait les X-Men. Rob Liefeld inventait Deadpool. Todd McFarlane dessinait Spider-Man. Erik Larsen lançait le Savage Dragon après avoir fondé Image Comics en compagnie des trois artistes que je viens de citer, entre autres. On pouvait regarder les X-Files et Buffy à la télé. Matrix au cinéma, nom de Dieu, quelle baffe ! On fêtait le retour de la saga Star Wars. Et on finissait dans une ambiance de fin du monde à craindre le fameux bug de l’an 2000. Ouais, ça m’inspire.

Monsieur Merlin

Merlin ou Radagast le Brun ?

Merlin, mais pas n’importe lequel. Le Monsieur Merlin qu’on voyait dans Récré A2 quand j’étais petit. Celui qui était garagiste. J’adorais cette série.

Tu vas nous parler de quoi durant le BGF Virtual Experience ?

De webtoons, justement. Je vais animer une table ronde avec des invités qui viendront parler de leur travail sur l’adaptation de ces webtoons pour le marché français. Il y aura des traducteurs et des lettreurs, qui expliqueront comment ils s’y prennent, et qui nous parleront des séries dont ils s’occupent.

L’essor de ces strips BD qu’on lit en scrollant sur son téléphone n’est pas étonnant. La période pandémique que nous traversons a probablement joué un rôle dans l’accélération de leur présence ubiquitaire. Quand personne ne pouvait aller en librairie s’acheter un manga (ou se le faire livrer), tout le monde pouvait sortir son smartphone et installer une application pour faire défiler des aventures de toutes sortes.

Romance, polar, thriller, super-héros… avec les webtoons, il y en a pour tous les goûts.

SubZero, webtoon adapté par le studio Makma.

La virtualisation est-elle pour toi l’avenir de l’événementiel dans son acception globale ?

Je ne sais pas. Je ne l’espère pas, en tout cas. J’aime beaucoup l’idée d’un événement virtuel de ce genre, hein ? Mais j’aime trop les contacts humains pour renoncer complètement aux rencontres dans la vraie vie. Ce qui est intéressant, avec un événement virtuel comme ce BGF, c’est qu’il est un précurseur de futurs événements du même genre. C’est sans doute plus simple et moins cher de participer à un salon virtuel que de se rendre à la San Diego Comic Con, par exemple. Il faut voir comment tout ça se développe. Mais j’avoue que ce que je préfère sur un festival, c’est boire des coups avec les copains. Et là, forcément, ça va me manquer. Cela dit, j’ai vraiment hâte de voir comment tout ça va fonctionner !

 

Et plus largement, le virtuel va-t-il et doit-il s’inscrire dans les entreprises et les institutions ? 

Par la force des choses, le confinement que nous avons tous vécu a été un formidable catalyseur pour la virtualisation de notre société et de nos espaces de travail. Mon épouse bosse sur Teams avec tous ses collègues. Mes gosses sont tout le temps sur Discord. Fortnite est bien plus qu’un jeu, c’est carrément un univers partagé. Quant à moi, je bosse à distance avec toute l’équipe MAKMA depuis des années. Bientôt vingt, haha ! Donc oui, le virtuel est déjà en train de s’inscrire dans les entreprises et les institutions.

L’interface va évoluer et devenir plus intuitive et plus jolie, mais on y est déjà. Et quand tout le monde aura la bande passante nécessaire pour faire fonctionner ces engins, on pourra évoluer dans un monde aussi dingue que celui du film Ready Player One. Faudra juste espérer qu’on se tapera pas un monde réel aussi dégueulasse que celui de ce film. Ou de Matrix.

Une référence geek à partager ?

Quiconque ose défier la puissance de Zeus doit être puni !

Un adage ?

Un homme armé en vaut deux.

On te voit les 27 et 28 juin sur l’île de la tentation geek ?

Pardi. Tentatrices, accrochez-vous à vos bikinis !

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