Road to BGF : Jonas, accompagner la créativité

Vibrez
on
26 juin 2020

Découvrez Jonas.

A moins de 24 heures du BGF Virtual Experience, l’équipe du CAD a voulu se pencher sur les femmes et les hommes qui contribuent, incarnent, soutiennent et font vivre la pop culture au quotidien.

Bénévoles, partenaires, invités…ils vont pouvoir se livrer dès maintenant sur un format court, intimiste, à la fois profond et léger sur le BGF Virtual Experience, la thématique des années 90 et plus si affinités !
Action !

 

Bonjour Jonas !

Bonjour !

Peux-tu te présenter stp ?

Je m’appelle Jonas, j’ai 37 ans et je suis chef de projet chez Tipeee, une plateforme de financement participatif dédiée aux créateurs du web.

J’ai un parcours assez atypique parce que je n’ai pas fait d’études supérieures, je me suis arrêté au Bac. Je suis arrivé chez Tipeee plutôt par la création que par le web : j’ai fait de la musique un temps, puis j’ai écrit et coécrit deux livres, aujourd’hui je participe de temps à autre à un podcast, etc.

Mon travail chez Tipeee, c’est le contact avec les créateurs et créatrices. J’essaie d’incarner Tipeee et d’offrir à un maximum d’entre eux un contact direct, humain. J’y tiens beaucoup, je pense que ça fait une vraie différence pour une plateforme web d’avoir un contact humain, chaleureux, réel.

Un peu comme on est entrés en contact ensemble d’ailleurs, on s’est très vite rencontrés en vrai malgré la distance ! Mon boulot, c’est ça : rencontrer les créateurs, les connaître, les suivre, être à leur écoute. Et bien sûr, le BGF est chaque année un évènement incontournable pour rencontrer ou croiser les créateurs et créatrices du web.

La culture geek dans ton enfance, c’est quoi et comment ?

C’est beaucoup les jeux vidéo. Mes parents m’interdisaient de regarder les dessins animés du Club Dorothée qu’ils jugeaient trop violents. Donc c’est vrai que je suis un peu passé à côté de tout ce qui est animes ou mangas. En revanche, j’ai beaucoup joué gamin et je joue encore beaucoup.

Donc je dirais que ma culture geek, ç’a été le cinéma avec les références habituelles de ma génération : Retour vers le futur, les Indiana Jones, Star Wars, Les Goonies, etc. Puis les jeux vidéo, l’Amstrad CPC 6128+ sur lequel j’ai commencé à jouer tout gamin, puis après une Megadrive et la première PlayStation ont bien rempli la décennie 90. Et j’attends avec impatience la PlayStation 5, car mon enfance ne sera tout à fait terminée que quand je l’aurai décidé :). 

Comment Tipeee a-t-elle vécu ce confinement ?

Bien et mal. Pour ce qui nous concerne directement, nous l’avons plutôt bien vécu puisqu’on a été capable très rapidement de se retourner et d’opérer correctement en télétravail sans que ça ne fasse une grande différence au quotidien pour nos utilisateurs. Inscriptions, modération, paiements, versements aux créateurs, ont pu être opérés comme d’habitude ou presque.

Cela étant, on a été tout de suite préoccupés par la survie des créateurs et de tout l’écosystème de la création web, dont notamment les événements comme le BGF. Je me souviens qu’on s’est contactés assez tôt dans la crise pour en discuter justement. Et bien que tout se soit bien passé pour nous, on reste attentifs et soucieux de l’état de la création web et des événements au sortir d’une crise pareille. 

Que penses-tu de cette initiative : proposer le premier festival pop culture d’Europe en 100% virtuel ?

Je trouve ça très courageux et très audacieux, et je vous tire mon chapeau d’avoir su réagir aussi vite et de façon aussi innovante. Je pense que ça a dû être très lourd à mettre en place, donc un grand bravo à toute l’équipe.

Les anciens savent : le combo téléphone et sac banane !

La thématique sur les années 90, ça t’inspire ?

Ça m’inspire évidemment, parce qu’à l’entrée dans les années 1990 j’avais 8 ans et au sortir des années 1990, j’avais 18 ans. Ces années ont donc été extrêmement formatrices dans ce que je suis devenu et dans mes références, qu’elles soient culturelles ou pop-culturelles. C’est probablement le moment de ma vie où j’ai découvert et appris le plus de choses.

Je ne suis pas tellement nostalgique du sac banane et de ce genre de trucs, mais plutôt d’un certain cinéma, d’un certain jeu vidéo… Peut-être une sorte d’insouciance, c’est ça qui peut me manquer dans les industries pop-culturelles aujourd’hui. Les gros mastodontes comme Disney permettent plein de choses formidables, mais je me dis que peut-être à l’époque, les gens œuvraient avec plus de naïveté notamment dans le jeu vidéo. Il n’y avait pas de tels enjeux économiques, et les créateurs pouvaient certainement faire des choses complètement folles, absurdes ou nouvelles plus facilement qu’aujourd’hui. 

Karaba ou Viktor Krum ?

Luke Skywalker, désolé. #Boomer. 

La virtualisation est-elle pour toi l’avenir de l’événementiel dans son acception globale ?

Comme je te disais, et même si je bosse dans le web, je crois beaucoup dans le contact humain et la rencontre réelle : la poignée de mains, le regard. Les événements virtuels sont pour l’heure un très bon moyen de continuer à célébrer ensemble nos passions communes, mais je dois t’avouer que je suis déjà un peu nostalgique des éditions passées du BGF où je pouvais venir arpenter vos allées.

Cela étant, j’ai très hâte de découvrir les surprises que vous nous avez préparées !

Et plus largement, le virtuel va-t-il et doit-il s’inscrire dans les entreprises et les institutions ?

Je n’espère pas, parce qu’encore une fois je crois beaucoup dans la rencontre et la coopération IRL.

Cela étant, que les entreprises soient capables d’offrir du télétravail à leurs salariés qui en ont besoin dans de bonnes conditions, c’est évidemment très bien. Et ça a très certainement sauvé des pans entiers d’industries qui sans ça auraient coulé !

Tu nous recommandes quoi durant le BGF Virtual Experience ?

Les conférences, qui sont toujours de très bonne qualité au BGF ! D’autant que cette année, il y en a beaucoup plus que d’habitude, et comme toujours sur des sujets hyper variés.

Une référence geek à partager ?

Le comics Fell, écrit par Warren Ellis et dessiné par le prodige Ben Templesmith. Un comics assez sombre, avec des accents rappelant le Se7en de David Fincher.

Un adage ?

Je n’ai pas vraiment de devise qui me colle à la peau. Mais j’ai vu récemment une épitaphe que j’ai beaucoup aimée sur une pierre tombale : « Il y a des années, comme ça, où on a envie de ne rien faire. »

On te voit les 27 et 28 juin sur l’île de la tentation geek ?

Évidemment !

 

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